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Joao Felipe da Silva, missionnaire de la communauté catholique Alliance de miséricorde

« Nous vou­lons aider les plus vul­né­rables à se rele­ver »

A deux pas de l’église Notre-Dame de l’Annonciation, située Place Brug­mann à Bruxelles, la mai­son Made­mi et ses béné­voles accueillent des per­sonnes sans-abri. 

Fon­dée au début des années 2000 à São Pau­lo au Bré­sil par le père João Hen­rique, le père Anto­nel­lo (Antô­nio Caded­du) et par Maria Pao­la do Cor­dei­ro Imo­la­do, la com­mu­nau­té catho­lique Alliance de Misé­ri­corde s’est d’abord déve­lop­pée au cœur des grandes métro­poles bré­si­liennes. Elle est née d’un désir mis­sion­naire cen­tré sur les plus pauvres, les exclus et les per­sonnes vivant en situa­tion de grande vul­né­ra­bi­li­té. 

Rapi­de­ment, sa spi­ri­tua­li­té ancrée dans la misé­ri­corde divine et son action concrète auprès des popu­la­tions mar­gi­na­li­sées ont atti­ré de nom­breux jeunes, familles, prêtres et consa­crés à tra­vers le pays. Au Bré­sil, la com­mu­nau­té compte des cen­taines de membres et l’ouverture de mai­sons d’accueil, de centres d’évangélisation et de fra­ter­ni­tés mis­sion­naires a per­mis un enra­ci­ne­ment solide dans plu­sieurs régions du pays.

Fort de cette base bré­si­lienne, le cha­risme de l’Alliance a pro­gres­si­ve­ment sus­ci­té un inté­rêt au-delà des fron­tières natio­nales. Des dizaines de mis­sion­naires -et bien davan­tage encore- ont été envoyés dans d’autres pays d’Amérique latine, puis en Europe, pour répondre à des appels pas­to­raux ou pour sou­te­nir des ini­tia­tives locales d’évangélisation et d’aide sociale. 

Cette expan­sion s’est faite de manière orga­nique, por­tée par des rela­tions mis­sion­naires, des témoi­gnages et l’accueil de volon­taires étran­gers venant se for­mer au Bré­sil avant de repar­tir fon­der de petites fra­ter­ni­tés dans leur pays d’origine. À mesure qu’elle s’est implan­tée à l’étranger, la com­mu­nau­té a vu le nombre de ses adhé­rents aug­men­ter for­te­ment. Elle a su adap­ter son action aux contextes locaux tout en pré­ser­vant l’essentiel de son cha­risme : unir la vie fra­ter­nelle, la prière et la mis­sion tour­née vers les péri­phé­ries humaines et spi­ri­tuelles. 

Aujourd’hui, l’Alliance de Misé­ri­corde ras­semble un grand nombre de laïcs, consa­crés et prêtres répar­tis dans plu­sieurs pays, tous enga­gés à faire rayon­ner la misé­ri­corde comme che­min d’évangélisation et de récon­ci­lia­tion. 

Cette crois­sance inter­na­tio­nale témoigne de la fécon­di­té d’un mou­ve­ment né dans les rues du Bré­sil mais por­té par une vision uni­ver­selle. Ain­si, depuis son émer­gence autour de l’an 2000, l’Alliance de Misé­ri­corde s’efforce de faire rayon­ner une culture de la com­pas­sion et de la récon­ci­lia­tion, fidèle à sa devise : « Qui vit la misé­ri­corde, ren­contre la misé­ri­corde. » 

Jacques Her­mans 

L’Alliance de misé­ri­corde est pré­sente à Bruxelles depuis plu­sieurs années

Après avoir pris racine au Bré­sil, la com­mu­nau­té a peu à peu essai­mé à tra­vers le monde. Son dyna­misme mis­sion­naire, son enga­ge­ment auprès des plus pauvres et la force de son cha­risme ont sus­ci­té l’intérêt de nom­breuses Églises locales. À mesure que des volon­taires étran­gers venaient vivre une expé­rience mis­sion­naire au Bré­sil, l’appel à por­ter cette spi­ri­tua­li­té dans leur propre pays s’est fait sen­tir, entraî­nant l’ouverture pro­gres­sive de fra­ter­ni­tés en Amé­rique latine, en Afrique puis en Europe.

C’est dans ce contexte d’expansion que l’Alliance de Misé­ri­corde est arri­vée, il y a quelques années déjà, en Bel­gique. Sa mai­son com­mu­nau­taire se situe au n° 121 Ave­nue Brug­mann à 1190 Bruxelles, plus connu comme « le couvent des Bar­na­bites ». Le sanc­tuaire de l’Enfant-Jésus ou l’église des Bar­na­bites est un édi­fice reli­gieux du début du XXᵉ siècle. Construit par les pères Bar­na­bites peu après leur arri­vée à Bruxelles il devint rapi­de­ment un centre de pèle­ri­nage à l’Enfant-Jésus.

« Elle a été accueillie par des com­mu­nau­tés et des paroisses sen­sibles à son cha­risme de misé­ri­corde et d’évangélisation. À Bruxelles, la com­mu­nau­té s’est enga­gée auprès de per­sonnes en situa­tion de pré­ca­ri­té, de jeunes en quête de sens et de familles fra­gi­li­sées par la vie », pose Joao Felipe, mis­sion­naire enga­gé à Uccle. 

Fidèle à son style mis­sion­naire, elle s’est impli­quée dans la prière, la for­ma­tion chré­tienne, les mis­sions de rue et diverses ini­tia­tives de soli­da­ri­té, cher­chant à rejoindre les « péri­phé­ries » d’une grande capi­tale mul­ti­cul­tu­relle. « Notre com­mu­nau­té accueille chaque jour une tren­taine de per­sonnes sans héber­ge­ment », pré­cise Joao Felipe. « Il y a l’accueil d’urgence et l’accueil de recons­truc­tion. La com­mu­nau­té pos­sède en outré des chambres afin d’accompagner les plus moti­vés vers une auto­no­mie durable », com­plète-t-il. 

La pré­sence de l’Alliance à Bruxelles est deve­nue un lieu de ren­contre, de prière et de relè­ve­ment pour de nom­breuses per­sonnes.
Comme dans les autres pays où elle s’est implan­tée, la com­mu­nau­té veille à adap­ter son action au ter­rain local tout en gar­dant vivante l’intuition fon­da­trice née au Bré­sil : faire rayon­ner la misé­ri­corde de Dieu là où elle est le plus atten­due. Ain­si, l’expansion inter­na­tio­nale de l’Alliance de Misé­ri­corde révèle la fécon­di­té d’un cha­risme qui tra­verse les fron­tières et répond aux besoins spi­ri­tuels et humains à Bruxelles.

J. He. 

Pour en savoir plus ou pour deve­nir béné­vole à l’Alliance de Misé­ri­corde, envoyez un mail à : alliancedemisericorde@gmail.com

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