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La communauté brésilienne de Bruxelles dit au revoir au P. Emerson Rossine de Lima

La com­mu­nau­té catho­lique bré­si­lienne de Bruxelles a célé­bré avec beau­coup d’émotion le départ du P. Emer­son Ros­sine de Lima. Après dix années pas­sées au ser­vice des fidèles bré­si­liens ins­tal­lés dans la capi­tale et ses envi­rons, il retourne au Bré­sil en ce mois de décembre pour une nou­velle mis­sion dans son pays d’origine.

Dix ans au service des Brésiliens de Bruxelles

Arri­vé en novembre 2015 à Bruxelles, le P. Emer­son, membre de la Comu­ni­dade Mis­sioná­ria Pro­vi­dên­cia Santís­si­ma (asso­cia­tion publique de fidèles du dio­cèse de São João da Boa Vis­ta, dans l’État de São Pau­lo), aura consa­cré dix ans de sa vie de prêtre aux Bré­si­liens arri­vant et vivant à Bruxelles et dans les envi­rons, soit davan­tage d’années que celles déjà vécues comme prêtre au Bré­sil.

Lorsqu’il est envoyé en Bel­gique, la com­mu­nau­té se réunit encore à l’église Saint-Antoine de Padoue, à Forest, après avoir été créée quelques années plus tôt à l’église de Jésus-Tra­vailleur, à Saint-Gilles. Il lui faut alors s’adapter à la vie dans un nou­veau pays et décou­vrir une socié­té ain­si qu’une Église sou­vent très dif­fé­rentes de ce qu’il connais­sait jusque-là. Une expé­rience exi­geante, sem­blable à celle que font la plu­part des migrants bré­si­liens qui arrivent chez nous.

Le P. Emer­son relève ce défi avec brio, notam­ment en appre­nant à par­ler remar­qua­ble­ment bien le fran­çais, alors qu’il n’en connais­sait pas un mot à son arri­vée.

Une communauté en croissance

Avec la col­la­bo­ra­tion d’un confrère (Ander­son, puis Lucas) et de reli­gieuses bré­si­liennes, le P. Emer­son se met avec enthou­siasme au ser­vice d’une com­mu­nau­té en pleine crois­sance. Peu de temps après son arri­vée, la com­mu­nau­té bré­si­lienne démé­nage une nou­velle fois pour s’installer à l’église Sainte-Alène, dans l’Unité pas­to­rale de Saint-Gilles, un édi­fice plus vaste et en meilleur état.

Aujourd’hui, la com­mu­nau­té y célèbre trois messes domi­ni­cales : une le same­di soir et deux le dimanche matin, cha­cune ras­sem­blant une assem­blée nom­breuse.

Le P. Emer­son veille aus­si à la qua­li­té des liens avec le dio­cèse, le vica­riat de Bruxelles, le doyen­né et l’unité pas­to­rale, en par­ti­ci­pant acti­ve­ment aux ren­contres et acti­vi­tés orga­ni­sées par ces ins­tances.

Un au-revoir empreint de gratitude

Dix années de pré­sence ont tis­sé des liens très forts entre le pas­teur et sa com­mu­nau­té. C’est donc avec une grande recon­nais­sance que la com­mu­nau­té bré­si­lienne a célé­bré l’au-revoir et le « mer­ci » adres­sés au P. Emer­son, dans une église comble. La pré­sence du doyen de Bruxelles-Sud, Jean Sadou­ni, et de membres de l’AOP Bruxelles-Sud sou­li­gnait le carac­tère solen­nel de ce moment dans l’histoire de la com­mu­nau­té.

Lors de la pro­ces­sion des offrandes, des repré­sen­tants des dif­fé­rents groupes apportent des ban­de­roles où sont ins­crites les qua­li­tés qu’ils recon­naissent chez leur pas­teur : « dévoué, aimable, cha­ris­ma­tique, com­pré­hen­sif, priant, simple, joyeux, conseiller, géné­reux, digne de confiance, pas­teur, patient, sym­pa­thique, accueillant, bon, affec­tueux ».

Une grande ban­de­role accro­chée au jubé résume tous ces mes­sages : OBRIGADO PADRE EMERSON (Mer­ci P. Emer­son).

L’émotion est pal­pable, des larmes coulent lors des mots de remer­cie­ments. Les fidèles rap­pellent com­bien leur pas­teur, tou­jours proche et acces­sible, a su par­ta­ger les joies et les peines des parois­siens au fil des dif­fé­rentes étapes de leur vie. Au-delà de l’émotion, c’est sur­tout l’action de grâce pour le don de ce pas­teur qui est sou­li­gnée.

Une nouvelle mission au Brésil

Après la messe, l’action de grâce se pour­suit dans la salle sous l’église autour d’un cal­do bré­si­lien (soupe). Cha­cun peut alors évo­quer un sou­ve­nir, un moment mar­quant de ces dix années et adres­ser un mot per­son­nel au P. Emer­son.

Le prêtre entre­prend désor­mais une nou­velle étape de sa vie. Il est appe­lé à exer­cer de nou­velles res­pon­sa­bi­li­tés au sein de sa com­mu­nau­té Pro­vi­dên­cia Santís­si­ma, notam­ment dans le domaine de la for­ma­tion. Comme il l’a lui-même sou­li­gné, son expé­rience bruxel­loise lui a ouvert de larges hori­zons pas­to­raux et ecclé­siaux, qui le pré­parent à ces nou­veaux défis.

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