Actualités

Le frère Jason Mary-Joseph ordonné diacre au cœur des Cliniques Saint-Luc

Ce mer­cre­di 11 février, en la Jour­née mon­diale des malades, la Grande Cha­pelle des Cli­niques uni­ver­si­taires Saint-Luc a vécu un moment de grâce par­ti­cu­lier. Mgr Luc Ter­lin­den y a ordon­né diacre le frère Jason Mary-Joseph Mam­moot­til, OP. Une célé­bra­tion pla­cée sous le signe de la com­pas­sion et de la proxi­mi­té, au cœur même de l’hôpital.

Le choix du lieu et de la date n’avait rien d’un hasard. C’est au milieu des soi­gnants et des patients, en cette jour­née dédiée à ceux qui souffrent, que le frère Jason a pro­non­cé son « me voi­ci ». Ce jeune domi­ni­cain au par­cours aty­pique, avo­cat à la Cour suprême de l’Inde avant de revê­tir l’habit blanc de l’Ordre des Prê­cheurs, est enga­gé dans l’équipe pas­to­rale des Cli­niques. C’est donc « chez lui », ou plu­tôt chez ceux qu’il sert, qu’il a reçu le sacre­ment de l’ordre.

Du droit à l’habit blanc

Ori­gi­naire du Kera­la, frère Jason impres­sionne par ses bagages. Double mas­ter en droit inter­na­tio­nal et lit­té­ra­ture anglaise, spé­cia­liste du droit canon, doc­to­rant à la KU Leu­ven et Fri­bourg. Mais ce mer­cre­di, ce n’est pas la science du juriste que l’Église a célé­brée, mais le cœur du ser­vi­teur.

Dans son homé­lie, Mgr Ter­lin­den est par­ti de l’Évangile pro­cla­mé pour l’occasion : la para­bole du Bön Sama­ri­tain. Un texte qui a du sens dans l’enceinte d’un hôpi­tal.

Se faire le prochain

L’archevêque a sou­li­gné le para­doxe de ce Sama­ri­tain. Cet étran­ger, cet « héré­tique » aux yeux des Juifs de l’époque, qui pour­tant devient le modèle de l’amour concret. Contrai­re­ment au prêtre et au lévite qui passent leur che­min, le Sama­ri­tain voit et s’arrête.

« Jésus nous révèle une chose essen­tielle de son propre mys­tère : il se fait proche. Il se met à la hau­teur de l’homme bles­sé, lais­sé à demi-mort au bord du che­min »

« Jésus nous révèle une chose essen­tielle de son propre mys­tère : il se fait proche. Il se met à la hau­teur de l’homme bles­sé, lais­sé à demi-mort au bord du che­min »

Cette proxi­mi­té est la clé du minis­tère dia­co­nal. Le diacre n’est pas ordon­né pour le pres­tige. Mais pour être le signe vivant du Christ ser­vi­teur, celui qui s’abaisse pour ver­ser l’huile sur les plaies. « Le minis­tère est là pour nous mani­fes­ter que le Christ est venu se faire proche des plus petits, des plus pauvres, des plus souf­frants », a rap­pe­lé l’archevêque, invi­tant l’assemblée à voir dans ce ser­vice un signe de la ten­dresse de Dieu.

La sagesse du cœur

Fai­sant le lien avec le pas­sage évo­quant Salo­mon et la reine de Saba, Mgr Ter­lin­den a for­mu­lé un vœu pour le nou­veau diacre. À l’image de Salo­mon qui n’a deman­dé ni richesse ni longue vie, mais un cœur qui écoute, l’archevêque a prié pour que frère Jason reçoive cette sagesse divine.

« Que ton cœur puisse être rem­pli de cette sagesse. C’est elle qui te don­ne­ra d’annoncer la Parole »

En s’engageant dans ce minis­tère au sein des Cli­niques Saint-Luc, le frère Jason Mary-Joseph incarne cette Église qui né reste pas dans ses murs, mais qui sort pour rejoindre l’homme bles­sé sur le bord de la route. Une belle pro­messe pour l’Église de Bruxelles et pour l’Ordre des Prê­cheurs.

Partager