
Les Frères Franciscains sont présents au Chant d’Oiseau depuis juin 1934, lorsqu’ils ont acheté un terrain et construit un couvent, aux confins de l’agglomération bruxelloise d’alors. Après-guerre, ils ont érigé une église adjacente qui est devenue la Paroisse Notre-Dame des Grâces. Ce lieu fut d’abord un lieu d’études pour les jeunes frères en formation, puis une maison d’accueil ouverte à tous (Maison Notre-Dame du Chant d’Oiseau) et également un lieu de formation missionnaire pour l’Ordre franciscain (Notre-Dame des Nations).
90 années plus tard, le constat a été fait que les Frères né pouvaient plus continuer à porter ce projet. Les responsables de la Province Franciscaine de France-Belgique francophone ont pris la décision en octobre 2023 de quitter ces lieux, de transmettre ce bien et d’offrir aux Frères devenus âgés et malades un lieu de vie mieux adapté. Dans le même moment, ils ont décidé d’étudier de quelle façon continuer à être au service de l’Eglise qui est à Bruxelles.
Pour ce faire, 2 commissions furent créées :
- l’une pour penser à l’avenir du Couvent du Chant d’Oiseau, de la Paroisse Notre-Dame des Grâces et de la Maison Notre-Dame.
- l’autre pour étudier avec les autorités diocésaines la possibilité d’une autre forme de présence franciscaine sur Bruxelles.
Dès le départ de ce chantier, un certain nombre d’objectifs ont été fixés pour l’avenir de l’ensemble du Chant d’Oiseau :
- Organiser la fermeture du site et la transmission dans le respect des différents acteurs présents sur le site : la Maison Notre-Dame du Chant d’Oiseau, ses utilisateurs et ses employés ; les communautés religieuses présentes (non seulement les Frères Franciscains, mais également les Sœurs Clarisses) ; la paroisse (Etablissement d’église et Association des Œuvres Paroissiales), les bénévoles et les fidèles.
- Transmettre une paroisse viable en organisant la transmission des locaux paroissiaux à l’Archidiocèse de Malines-Bruxelles, en aménageant si nécessaire les locaux actuels.
- Penser la continuation de l’activité de la Maison Notre-Dame, en la cédant au diocèse ou à un autre repreneur.
- Transmettre les locaux conventuels à un organisme qui soit en cohérence avec le charisme franciscain de fraternité et de minorité.
- Cette transmission né se faisant pas nécessairement dans une logique de marché, mais dans une perspective d’équité.
Un certain nombre de candidats à la reprise se sont présentés, et leurs projets ont été étudiés. En parallèle, il est apparu au fil du temps que le maintien de l’activité de la Maison Notre-Dame né pourrait pas être assuré dans des conditions financièrement viables. Après un travail approfondi de réflexion et de dialogue, les projets des Foyers de L’Arche Bruxelles, ainsi qu’un projet de logements pour personnes âgées accompagné d’un espace de soins porté par JCX sont apparus comme ceux qui correspondaient le mieux aux valeurs portées par l’Ordre Franciscain d’attention aux plus faibles. La complémentarité des deux projets, leur cohérence sur le site et leur attention à une intégration respectueuse dans l’environnement existant ont été des éléments déterminants dans ce choix. Les regards bienveillants de la Commune de Woluwe-Saint-Pierre et d’Urban Brussels ont achevé de conforter cette décision.
Par ailleurs, le dialogue avec les autorités diocésaines a débouché sur la proposition de confier aux Frères Franciscains la Paroisse de Saint-Gilles, là aussi en pensant au charisme Franciscain de fraternité et de minorité. Une nouvelle communauté de Frères a été constituée pour desservir cette paroisse, tout en étant attentive à nos frères aînés hébergés dans des homes proches. En attendant la réfection de la Cure de Saint-Gilles, cette nouvelle communauté continue d’être hébergée dans les locaux conventuels du Chant d’Oiseau.
Les sœurs Clarisses ont quitté le couvent en ce mois d’avril pour rejoindre une maison de repos d’inspiration chrétienne à Uccle.
La Maison Notre-Dame fermera ses portes fin 2027. Les frères se sont engagés à ce que ce départ se fasse dans le plus grand respect des personnes, du droit social, et de la doctrine sociale de l’Eglise.
Au moment de quitter ces lieux chers aux cœurs des Franciscains et à leur histoire, Frère Frédéric-Marie Le Méhauté, Ministre provincial des Franciscains de France et Belgique francophone, s’associe à tous ses frères pour rendre grâce pour tout ce qui s’est vécu dans ces lieux depuis bientôt un siècle, et pour tout ce qui continuera à s’y vivre à l’avenir.
Il souhaite également remercier personnellement, et au nom de tous ses Frères, toutes les personnes qui ont donné, et donnent encore, leur énergie, leurs talents et tout leur attachement aux Frères et à ces lieux durant toutes ses années et qui contribuent encore aujourd’hui à ce que cette transmission se déroule dans un climat apaisé et fraternel.
Il se réjouit fortement, non seulement des nouvelles perspectives pour la continuation de la présence Franciscaine à Bruxelles, mais également pour l’excellence du partenariat avec les différents interlocuteurs qui ont concouru à cette réalisation.
Bruxelles, le 15 avril 2026.