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Pèlerinage à Lourdes : « Beaucoup m’ont dit qu’ils s’étaient sentis aimés »

Du 13 au 19 août, un groupe de 33 per­sonnes de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles a pris la route de Lourdes. Par­mi elles, des per­sonnes en situa­tion de pré­ca­ri­té, sou­te­nues par un pro­jet soli­daire por­té par Marie-Fran­çoise Bove­roulle. Une expé­rience spi­ri­tuelle et fra­ter­nelle mar­quante, où la ren­contre avec Marie et l’Église a pro­fon­dé­ment tou­ché les par­ti­ci­pants.

« Le pro­jet était de per­mettre à des per­sonnes en situa­tion de pau­vre­té de vivre l’expérience de Lourdes », explique Marie-Fran­çoise. Un tarif réduit a été fixé à 300 euros, le reste ayant été cou­vert grâce à une caisse de soli­da­ri­té mise en place avec Cari­tas. « L’appel aux dons a été enten­du : nous avons pu emme­ner des per­sonnes de Bruxelles, du Bra­bant wal­lon et du Bra­bant fla­mand. »

Un départ déjà porteur de joie

Dès l’aube, le départ fut vécu comme une véri­table aven­ture. Cer­tains, peu habi­tués aux trans­ports en com­mun, avaient pas­sé la nuit au couvent des fran­cis­cains pour être sûrs de né pas man­quer le ren­dez-vous. « Par­tir ensemble à 5h du matin, c’était déjà des vacances, déjà l’extraordinaire », raconte Marie-Fran­çoise. Après une longue jour­née de voyage, le groupe est arri­vé à Lourdes fati­gué mais enthou­siaste.

Le col­lec­tif s’est choi­si un nom : Fra­tel­li Tut­ti. Une ban­nière bro­dée par les car­mé­lites de Bruxelles les a accom­pa­gnés tout au long du pèle­ri­nage. « Les par­ti­ci­pants étaient fiers de la por­ter. Elle sym­bo­li­sait notre uni­té et notre fra­ter­ni­té », sou­ligne Marie-Fran­çoise.

Temps forts spirituels

Tout au long du séjour, le groupe a pris part aux célé­bra­tions dio­cé­saines (messes, pro­ces­sion aux flam­beaux, che­min de croix), tout en vivant des moments adap­tés à son par­cours. Une jour­née de récon­ci­lia­tion fut par­ti­cu­liè­re­ment mar­quante. « L’archevêque est venu célé­brer le sacre­ment avec nous, dans une atmo­sphère très simple et vraie. Pour cer­tains, ce fut bou­le­ver­sant : ils ont pu expé­ri­men­ter la misé­ri­corde de Dieu et dépo­ser leurs bles­sures », témoigne Marie-Fran­çoise.

Le che­min de croix, pré­pa­ré en amont, a aus­si sus­ci­té une forte réso­nance. « Nous avions choi­si la troi­sième sta­tion, celle de la chute de Jésus. Les par­ti­ci­pants ont immé­dia­te­ment fait le lien avec leurs propres épreuves – perte d’un loge­ment, d’un tra­vail, rejet fami­lial… Leur parole était d’une force incroyable. »

La rencontre avec Marie

La figure de la Vierge a été cen­trale. « La pro­ces­sion mariale au flam­beau a pro­fon­dé­ment tou­ché les cœurs. Beau­coup se ren­daient chaque jour à la grotte, pour tou­cher le rocher, confier une prière, écrire un mot », raconte l’organisatrice. Des inten­tions venues de Bruxelles ont aus­si été dépo­sées à Lourdes.

Une expérience qui transforme

Au retour, l’enthousiasme était tou­jours là, mais tein­té d’une paix nou­velle. « Cer­tains m’ont dit : je me suis sen­tie aimée à Lourdes ; d’autres : j’ai tou­ché la lumière. » Pour Marie-Fran­çoise, le défi pas­to­ral est désor­mais de pro­lon­ger cette expé­rience : « On né peut pas en res­ter à un bel évé­ne­ment ponc­tuel. Il faut pour­suivre l’accompagnement, créer des liens régu­liers, faire gran­dir la fra­ter­ni­té ici à Bruxelles. »

Quant à l’avenir, le groupe espère repar­tir, peut-être tous les deux ans. Avec la même ban­nière, sym­bole d’une aven­ture spi­ri­tuelle qui a fait naître l’espérance.

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