Actualités

La communauté melkite de Bruxelles fête son saint patron, saint Jean Chrysostome

Les mel­kites catho­liques sont des chré­tiens de rite byzan­tin, essen­tiel­le­ment ori­gi­naires de Syrie, du Liban, de Pales­tine, de Jor­da­nie ou d’Égypte. Une impor­tante dia­spo­ra vit éga­le­ment au Bré­sil, en France et au Cana­da.

À Bruxelles, cette Église d’Orient ras­semble chaque dimanche une com­mu­nau­té qui vient célé­brer l’eucharistie en arabe, mais aus­si en fran­çais et en néer­lan­dais.

Une communauté d’Orient au cœur d’Etterbeek

La com­mu­nau­té mel­kite de Bruxelles se retrouve chaque dimanche à 11h00 dans une cha­pelle de la rue de l’Orient, au sein de l’Unité pas­to­rale d’Etterbeek. Elle est com­po­sée de chré­tiens d’origines diverses, ayant la langue arabe en com­mun. Son pas­teur est le P. Antoine Tan­nous, prêtre liba­nais de la Socié­té des Mis­sion­naires de Saint Paul.

Une liturgie solennelle pour la fête patronale

En novembre, la com­mu­nau­té célèbre sa fête patro­nale, celle de saint Jean Chry­so­stome. Pour l’occasion, une litur­gie solen­nelle a été pré­si­dée par le P. Antoine, entou­ré d’un sous-diacre et d’acolytes, en pré­sence d’une assem­blée nom­breuse. La cho­rale a assu­ré les chants en arabe et en fran­çais.

À l’occasion de cette fête patro­nale, la com­mu­nau­té mel­kite a reçu une icône du Christ en croix réa­li­sée par un parois­sien. Por­tée en pro­ces­sion dans la cha­pelle, elle a été solen­nel­le­ment bénie au cours de l’eucharistie, après que son auteur eut pré­sen­té son œuvre au début de la messe. Cette icône trou­ve­ra sa place pour Pâques 2026 au-des­sus de l’iconostase de la cha­pelle.

Les enfants, artisans de leur propre icône

Pen­dant l’homélie, pro­non­cée en arabe et en fran­çais par le P. Antoine, les enfants ont été invi­tés à réa­li­ser cha­cun une par­tie du visage de saint Jean Chry­so­stome, puis ont assem­blé leurs des­sins sur un pan­neau, don­nant nais­sance à « l’icône des enfants ».

La com­mu­nion s’est faite avec du pain pré­pa­ré le jour même par le prêtre, qui l’avait décou­pé à la sacris­tie. Au moment de la dis­tri­bu­tion, le prêtre a trem­pé le mor­ceau de pain consa­cré dans le calice conte­nant le sang du Christ et l’a dépo­sé dans la bouche des fidèles qui se pré­sen­taient à lui.

Prière commune et convivialité fraternelle

À la fin de la messe, l’assemblée a lu ensemble une prière à saint Jean Chry­so­stome, spé­cia­le­ment com­po­sée pour l’occasion.

La célé­bra­tion s’est pro­lon­gée par une récep­tion dans la salle parois­siale adja­cente, où tous les par­ti­ci­pants se sont retrou­vés pour un moment de convi­via­li­té. Ce fut une belle occa­sion pour ces chré­tiens d’Orient de se retrou­ver fra­ter­nel­le­ment et de faire vivre, à Bruxelles, la richesse de leur tra­di­tion litur­gique et spi­ri­tuelle.

Partager