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Mercredi Rouge à Bruxelles : la Basilique se pare de rouge pour les chrétiens persécutés

La basi­lique du Sacré-Cœur de Koe­kel­berg s’est illu­mi­née de rouge à l’occasion du Mer­cre­di Rouge, le 19 novembre. Elle a rejoint d’autres bâti­ments bruxel­lois comme le siège du Par­le­ment euro­péen. Au cœur de ce cadre sym­bo­lique, l’Aide à l’Église en détresse a pré­sen­té son rap­port 2025 sur la liber­té reli­gieuse, lors d’une soi­rée de témoi­gnages et d’analyses consa­crée aux chré­tiens per­sé­cu­tés.

Pas un privilège

La soi­rée s’est ouverte par le mot de bien­ve­nue de Mgr Koen Van­houtte, évêque auxi­liaire de Malines-Bruxelles. Il a rap­pe­lé que la Basi­lique se paraient de rouge pour atti­rer l’attention sur les com­mu­nau­tés dont la liber­té de croire est mena­cée. La liber­té reli­gieuse, a-t-il sou­li­gné, n’est pas un sujet loin­tain, mais un enjeu de paix qui nous concerne tous.

Mar­ce­la Szy­mans­ki, Head of Inter­na­tio­nal Advo­ca­cy pour l’AED, a ensuite pré­sen­té les grandes lignes du Rap­port 2025 sur la liber­té reli­gieuse dans le monde. Près de deux per­sonnes sur trois vivent aujourd’hui dans des pays où la liber­té de reli­gion est limi­tée. 5,4 mil­liards d’hommes, de femmes et d’enfants connaissent dis­cri­mi­na­tion ou per­sé­cu­tion, dont plus de 4,1 mil­liards dans des pays clas­sés en situa­tion grave. Régimes auto­ri­taires, extré­misme reli­gieux et natio­na­lismes eth­no-reli­gieux se conjuguent pour faire de la foi un motif de contrôle, d’exclusion ou de vio­lence.

L’ambassadeur hono­raire de Bel­gique Tho­mas Antoine a repla­cé ces constats dans la pers­pec­tive des droits humains. En s’appuyant sur l’article 18 de la Décla­ra­tion uni­ver­selle des droits de l’homme et sur l’enseignement de l’Église, il a rap­pe­lé que la liber­té de reli­gion est un droit humain fon­da­men­tal et non un pri­vi­lège. Sans cette liber­té, la socié­té se fra­gi­lise.

L’Afrique en première ligne

L’archevêque de Kanan­ga, Mgr Féli­cien Ntam­bue Kasembe, a ensuite don­né chair à ces chiffres en évo­quant la situa­tion en Afrique, en par­ti­cu­lier en Répu­blique démo­cra­tique du Congo, au Nige­ria ou au Mozam­bique. Il a dénon­cé les attaques contre des vil­lages, les enlè­ve­ments, les mas­sacres en pleine célé­bra­tion, les pro­fa­na­tions de taber­nacles et de sanc­tuaires, ain­si que les vio­lences ciblant les jeunes femmes chré­tiennes. L’oppression, a-t-il insis­té, est à la fois san­glante et sym­bo­lique. Elle vise les corps, mais aus­si les lieux et les signes de la foi.

Mgr Ntam­bue a éga­le­ment sou­li­gné le sou­tien concret appor­té par l’AED aux Églises locales. For­ma­tion de sémi­na­ristes et de caté­chistes, aide à la construc­tion et à la réno­va­tion d’églises, véhi­cules pour rejoindre des com­mu­nau­tés iso­lées, retraites pour les prêtres. Autant de moyens pour que les com­mu­nau­tés chré­tiennes res­tent debout et puissent conti­nuer leur mis­sion au cœur des conflits et de la pau­vre­té.

Prière et engagement

La soi­rée s’est pour­sui­vie par une célé­bra­tion eucha­ris­tique, unis­sant l’assemblée aux chré­tiens per­sé­cu­tés, puis par un moment de ren­contre fra­ter­nel autour de l’AED. La fon­da­tion de droit pon­ti­fi­cal invite cha­cun à pour­suivre ce lien par la prière, l’information et le sou­tien concret à ses pro­jets.

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