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Une journée des 11/15 ans dans les pas de saint François d’Assise

Samedi 18 avril, près de 80 jeunes de 11 à 15 ans se sont retrouvés à l’église Notre-Dame de la Cambre pour une journée placée sous le signe de saint François d’Assise. Organisée par la pastorale des jeunes, la rencontre avait comme fil conducteur : la joie.

Trois sortes de joie

La mati­née a débu­té par une célé­bra­tion eucha­ris­tique pré­si­dée par le vicaire épis­co­pal Tony Fri­son. La pre­mière lec­ture, tirée de la pre­mière lettre aux Corin­thiens, posait d’emblée le para­doxe chré­tien. Dieu choi­sit ce que le monde méprise pour confondre les puis­sants et les sages. L’Évangile de Luc pro­lon­geait ce ren­ver­se­ment, car les 72 dis­ciples reviennent tout joyeux de leur mis­sion, et Jésus rend grâce au Père d’avoir révé­lé aux tout-petits ce qu’il a caché aux sages et aux savants.

Le vicaire épis­co­pal a dis­tin­gué trois niveaux de joie. La joie bruyante et éphé­mère (celle du but mar­qué, qui s’évapore le len­de­main). La joie douce et silen­cieuse de retrou­ver ses amis (qui reste au fond du cœur). Et enfin une joie plus pro­fonde, celle de se savoir connu et aimé du Christ res­sus­ci­té. « Il me connaît, il nous connaît, et il nous aime. Quelle joie », a-t-il prê­ché.

Témoignages

En fin de mati­née, place aux témoi­gnages. Des aumô­niers de pri­son ont pris la parole. Répar­tis en petits groupes, les jeunes ont enten­du des récits qui ont visi­ble­ment mar­qué les esprits. Patrice et Alian, deux jeunes par­ti­ci­pants, ont racon­té qu’ils en ont appris davan­tage sur la puis­sance du par­don, car même les pri­son­niers sont aimés de Dieu.

Sketch

À 13h30, des scouts ont ani­mé un sketch qui retra­çait plu­sieurs épi­sodes de la vie de Fran­çois. Notam­ment le moment où Dieu lui demande de répa­rer son église en ruine, et celui où un évêque le prend sous sa cape pour le pro­té­ger.

Un grand jeu malgré la pluie

Le grand jeu s’est bien dérou­lé mal­gré la pluie. Chaque équipe incar­nait des pos­tu­lants sou­hai­tant rejoindre la fra­ter­ni­té de Fran­çois. Pour y être admis, une condi­tion : prou­ver qu’on a le bon état d’esprit. Le scé­na­rio pré­voyait un pèle­ri­nage à tra­vers cinq villes, avec un tam­pon à obte­nir dans cha­cune, et des bri­gands qui rôdent. Pour gagner, il fal­lait être le plus pauvre. Et la pau­vre­té se mesu­rait à la richesse qu’on avait dis­tri­buée aux autres. Clas­si­que­ment fran­cis­cain.

Trois frères pour expliquer François

La jour­née com­pre­nait aus­si un topo don­né par trois frères mineurs.

Frère Roger a par­lé de fra­ter­ni­té. Il a cité le tes­ta­ment de Fran­çois : « Après que le Sei­gneur m’eut don­né des frères, il me mon­tra que je devais vivre selon le saint Évan­gile. » La fra­ter­ni­té, chez Fran­çois, est la condi­tion de l’Évangile. « Un chré­tien seul est un chré­tien en dan­ger », a résu­mé le frère Roger. Il a aus­si élar­gi la notion à la créa­tion toute entière.

Frère Eleu­thère a retra­cé la vie de Fran­çois. L’homme qui aimait les fêtes, qui rêvait de deve­nir che­va­lier. Et que Dieu a trou­vé par un autre che­min. Il a insis­té sur la figure du Fran­çois paci­fi­ca­teur. Celui qui a tra­ver­sé les lignes de la Cin­quième Croi­sade pour ren­con­trer le sul­tan.

Frère Jean-Paul est reve­nu sur la joie, le thème de la jour­née. La joie de Fran­çois, a-t-il expli­qué, c’est d’abord la cer­ti­tude d’être aimé de Dieu. Malade en fin de vie, Fran­çois a com­po­sé le Can­tique des créa­tures pour rendre grâce. Et puis, il y a le récit célèbre avec frère Léon. La Joie par­faite, un texte dérou­tant, où Fran­çois dit que la vraie joie n’est pas dans les miracles ni dans la sagesse, mais dans la capa­ci­té à sup­por­ter l’humiliation avec patience et sans juger celui qui l’inflige.

La jour­née s’est ter­mi­née par un temps de louange sur « Com­ment né pas te louer », avant que les jeunes né repartent heu­reux.

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